Béton, tuyaux de fonte, carrelages et vieux pneus constituent l’oeuvre de l’artiste étasunienne qui a pleinement voulu jouer le jeu de la récupération en créant ces pseudo-vestiges de colonnes antiques, références aux nombreuses découvertes liées à l’occupation romaine du pays des Rauraques. Située à mi-chemin entre les oeuvres d’Antoni Gaudi et de Niki de Saint Phalle, cette oeuvre s’inscrit dans le paysage comme un vestige de l’Antiquité. Baily Cypress a installé ses pièces sur de gros pneus de tracteur afin de créer un lien entre son travail et ce milieu campagnard où il vient prendre place. Évoquant la richesse et la prospérité de l‘époque romaine, deux colonnes couvertes de mosaïques colorées s’élancent vers le ciel, alors que la troisième s’est effondrée.
Créatrice de la Balade de Séprais, Liuba Kirova voit dans ce travail une forme de prémonition puisque, quelques jours après son achèvement, les deux tours jumelles du World Trade Center de New York s’effondraient, victimes de l’un des actes terroristes les plus spectaculaires de tous les temps.