L’artiste vaudois Nicolas Pahlisch relève avec brio le défi de cloisonner l’espace par le simple fait de quelques traits, et ce dans un geste d’une grande élégance. Mobile, tout en légèreté, ce Miroir aux alouettes recourt à des cercles existants pour en suggérer d’autres, plus virtuels, inscrits dans le ciel par le mouvement de la sculpture mue par les vents. Utilisé autrefois par les chasseurs, le miroir aux alouettes tournait sur lui-même pour attirer ces charmants oiseaux. Avec le temps, ce miroir est devenu une expression liée aux leurres et aux tromperies. Selon l’historienne de l’art Marisol Diz, Nicolas Pahlisch veut peut-être, au travers de sa sculpture et par son titre évocateur, dénoncer la vacuité des images et leur pouvoir d’illusion et de séduction.