Rudolf Härdi a exploité dans plusieurs oeuvres l’idée de « multipied » en parallèle à l’expérimentation d’installations architectoniques. Cette oeuvre a été créée pour la Triennale d’oeuvres en plein air Bex & Arts, avant d’être modifiée puis installée à Séprais. Le titre de l’oeuvre évoque le mouvement. Des perches de bois étaient alignées verticalement
et assemblées à l’aide d’une structure métallique horizontale. Elles étaient réparties selon un schéma rythmé qui permettait ainsi au spectateur de déambuler.
Les perches étaient parfois à peine taillées et écorcées. L’artiste a fait alterner des textures tantôt lisses, tantôt rugueuses, afin de jouer sur les effets de lumière. L’oeuvre était semblable au plan d’une cathédrale dont seule l’ossature aurait été visible. Posée au sol sans fondations, elle n’a pas résisté aux intempéries et a disparu en 2011.